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Je n’aime pas perdre !

Moins d’un mois après s’être fait souffler le titre des championnats de France hivernaux par sa benjamine de Montreuil, Audrey Ciofani, la vice-championne d’Europe et recordwoman de France du lancer de marteau s’est rattrapé lors de la coupe d’Europe de lancer avec un jet à 71,83 m, synonyme de niveau de performance requis pour les championnats du monde de Doha. Une belle façon de tourner la page sur une saison hivernale compliquée.

Vous avez terminé la saison hivernale avec un jet à 71,83 m lors de la Coupe d’Europe des lancers à Samorin. Vous voilà créditée du niveau de performance requis pour les Mondiaux de Doha…

C’est un réel soulagement car j’étais un peu blessée cet hiver. Je me suis fait une luxation du col cubital du poignet fin janvier et ça a duré un bon mois, dont deux grosses semaines sans pouvoir bouger le poignet. Je n’ai donc pas pu faire beaucoup de musculation. Or, généralement en hiver, on travaille beaucoup sur la préparation physique et on fait beaucoup de volume pour avoir un certain nombre de jets dans les pattes. Ceci afin d’avoir une stabilité technique assez conséquente pour pouvoir faire justement ce genre de jets comme à Samorin. C’est donc un soulagement de constater que même sans musculation et en travaillant totalement différemment, c’est-à-dire sans charge, avec des médecine balls à poignet ou à corde, j’arrive quand même à faire des trucs pas trop mal, même sans un gros volume d’entraînement. On a compté avec mon coach, avant la Coupe d’Europe, je n’avais fait que 28 séances de lancer, ce qui est trois à quatre fois moins que les années précédentes ! Pour les championnats de France hivernaux, je n’avais même que cinq séances de lancer derrière moi. C’est bien la preuve que l’on peut travailler autrement et avoir quand même techniquement une certaine stabilité, sans forcer. Je pense même que je n’ai jamais été aussi forte à cette période de l’année…

Vous avez tout de même perdu votre titre aux France, ce qui n’était plus arrivé depuis quatre ans. Comment l’avez-vous vécu ?

Ça a été l’une des plus grosses déceptions de ma vie ! Sans prétention, je n’ai jamais eu de rivalités sur ces cinq-six dernières années. J’avais perdu une fois, en 2015 mais c’était à cause de soucis personnels. Cette année, c’est différent. Et sur le coup, cela a été très compliqué de constater qu’il y avait désormais quelqu’un qui arrivait à un très bon niveau. Car ce qu’Audrey a fait, 71,52 m, c’est une performance qui permet de rentrer en finale aux Mondiaux ! Je ne m’y attendais pas, et il a fallu que je me bouge pour réussir à repasser devant. En vain, puisque n’ai pas réussi. Malgré tout, je fais quand même ce jour-là ma meilleure performance à un championnat de France hivernal et ma deuxième meilleure perf’ hivernale tous temps. J’ai même mordu de peu un jet autour de 72,50 m. Ce sont donc de très belles performances pour moi à cette époque de l’année. Il fallait juste remettre les choses dans leur contexte, même si ça n’a pas été marrant sur le moment. Vous savez, les sportifs ne sont jamais contents, ils en veulent toujours plus. Et moi, je suis particulièrement difficile envers moi-même, je n’aime pas perdre. Donc forcément, il y a toujours de la déception quand on ne gagne pas.

Avez-vous eu peur, à ce moment-là, de replonger dans une période de doute comme après votre médaille de bronze à Pékin ?

Le mot doute est peut-être un peu fort, mais il y a forcément eu des interrogations. « Est-ce que je vais avoir assez d’entraînement pour arriver dans de bonnes conditions à Samorin ?  Est-ce que cela ne va pas faire comme il y a deux ans, quand j’étais bien au début de l’hiver mais que tout s’est écroulé ensuite ? » Heureusement qu’on se pose des questions, d’ailleurs, cela prouve que rien n’est figé, rien n’est acquis. Mais je suis maintenant capable de prendre du recul par rapport à tout ça, et cela n’a pas duré longtemps. J’en ai rapidement discuté avec mon coach (Gilles Dupray, NDLR). Et puis, le contexte est vraiment très différent aujourd’hui. J’ai une stabilité technique et une force bien supérieure, même mentalement, dans la tête, ça n’a plus rien à voir avec la période post Pékin.

Les championnats du monde de Doha débuteront que le 29 septembre prochain. C’est encore loin…

En fait, avec mon coach Gilles Dupray, on a fait le choix de décaler la reprise des entraînements cette année afin de se retrouver avec 10 mois de préparation avant Doha. Cela ne change donc rien pour nous, car même si j’ai repris à la mi-novembre, je n’ai vraiment réattaqué l’entraînement qu’en janvier. Du coup, je commence seulement maintenant ma plus grosse partie de l’entraînement. Depuis une semaine et demie, on est passés à trois séquences d’entraînement par jour et cela va durer à peu près deux mois, jusqu’à fin avril. Après au niveau des compétitions, il est prévu que je fasse le premier et le deuxième tour d’Interclubs, le meeting de Forbach fin mai, plusieurs meetings World Challenge, les championnats de France à Saint-Etienne, les championnats d’Europe par équipes, et peut être deux ou trois meetings afin de se mettre dans le principe du « ranking » en vue du processus de qualification pour les Jeux. L’objectif, c’est les Jeux olympiques. On est d’ailleurs plus dans une programmation sur dix-sept mois que sur dix mois. On est donc sur du très long terme même si bien évidemment je serai prête à 200 % pour les Mondiaux.

Il y a quatre ans, vous aviez terminé troisième des Mondiaux de Pékin. Quels seront vos objectifs à Doha ?

Comme chaque année, je préfère ne rien dire. C’est un rituel avec mon coach, ça reste vraiment entre nous. La seule chose que je peux vous dire c’est que j’espère faire mieux que les années précédentes, que ce soit en termes de place ou en termes de performance.

Vous avez beaucoup galéré ces derniers mois pour trouver un lieu d’entraînement efficace et pérenne. Finalement, où en êtes-vous désormais ?

Les travaux viennent de finir. Ça a été plus long que prévu car il y a eu quelques soucis avec les permis de construire qui n’avaient pas pu être validés… Sans compter qu’il a aussi fallu trouver des fonds, un sponsor. Mais cette fois, le problème est réglé. J’ai mon aire de lancer à Ploumilliau et je l’utilise depuis mi-mars. C’est très récent. Après, comme on a fait beaucoup de medecine-ball dans le gymnase que l’on a à disposition et que l’on a dû travailler autrement à cause de ma blessure, cela ne nous a pas vraiment gênés dans la préparation pour la Coupe d’Europe des lancers. On est juste descendus pour deux ou trois séances à Landerneau et on a privilégié le qualitatif au quantitatif. Mais vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est bon d’avoir enfin cette aire de lancer, de se sentir chez soi. On va pouvoir s’entraîner sereinement sans avoir peur que quelqu’un traverse. En plus, c’est à dix minutes de chez moi, à dix minutes de chez mon coach, on a un gymnase à coté, une petite salle pour ranger tout notre matériel. Ça va être un lieu d’entrainement idéal pour préparer les prochaines échéances. Un plateau à perf !

Propos recueillis par Véronique Bury pour athle.fr

Un Ziolkowski en cadeau !

Après Alexandra, c’est autour d’Hugo de recevoir un marteau exceptionnel de la part
de DYNAMIC Athletic pour ses résultats très prometteurs.

Un énorme merci à Pascal Kuznik et à toute son équipe , amoureux de l ‘athlétisme et tout particulièrement des lancers !

 

 

 

 

Minima pour Alexandra

Trois Auristes participaient ce week-end à la coupe d’Europe hivernale des lancers, organisée à Samorin (Slovaquie). Si Alexandra Tavernier s’est illustrée, Amanda N’Gandu N’Tumba et Mélina Robert-Michon auraient espéré mieux…

 

Engagée dans le concours du disque, la récente championne de France juniors Amanda N’Gandu N’Tumba (CA du Roannais) a dû se contenter d’un jet à 48m90, loin des 51m64 réalisés une semaine plus tôt lors du match international à Ancône. L’équipe U23 termine cinquième de la compétition.

Chez les seniors, Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé), de retour sur la scène internationale après sa deuxième « pause bébé », termine au pied du podium (56m57). Une perf’ en deçà de celle qui lui avait permis d’obtenir un nouveau titre de championne de France hivernale à Salon de Provence il y a quelques semaines (60m03).

La plus grande satisfaction dans le camp AURA est venue dAlexandra Tavernier.

La lanceuse de l’AHSA se classe cinquième d’un concours très relevé en envoyant son marteau à 71m83. Avec ce jet, qui constitue sa meilleure performance hivernale tout temps, la lanceuse de Haute-Savoie s’assure d’ors et déjà les minima pour les championnats du Monde de Doha, qui auront lieu à l’automne prochain.

Article AURA

 

 

NPR pour Doha !

Alexandra Tavernier a réalisé le niveau de performance requis pour les championnats du monde de Doha, en expédiant son marteau à 71,83 m ce samedi à Samorin (Slovaquie), à l’occasion de la première journée de la Coupe d’Europe hivernale des lancers.

 

Alexandra Tavernier (Annecy Haute-Savoie Athlétisme)  a signé la meilleure performance française de la première journée de la Coupe d’Europe hivernale des lancers à Samorin (Slovaquie) ce samedi. Avec 71,83 m à son dernier essai, la vice-championne d’Europe s’est surtout libéré l’esprit en réalisant le niveau de performance requis pour les championnats du monde de Doha, fin septembre, dès sa deuxième compétition de l’année.

Elle a pris la cinquième place du concours dominé par la Biélorusse Hanna Malyshik avec 74,95 m. Engagée sur le même plateau au même moment, Audrey Ciofani (CA Montreuil 93) s’est classée huitième, en réalisant, elle aussi, sa meilleure performance à son ultime tentative (68,90 m).

Article FFA

Les lanceurs d’AHSA ont brillé d’argent !

Pas de jaloux chez les lanceurs de marteau …

 

Médaille d’argent pour tous les 3 lors des championnats de France des lancers longs de Salon de Provence .

Mention spéciale pour mon frère qui avec 68 m 31 au marteau de 7 kg 260 vient de battre son record de plus de 2 mètres en espoirs 1 ère année !

Les connaisseurs apprécieront .

 

Un papa et coach très fier !

 

 

Les lanceurs de marteau se portent bien !

Samedi à Salon-de-Provence, Quentin Bigot, Audrey Ciofani et Alexandra Tavernier ont montré qu’ils étaient déjà en forme, lors de la première journée des championnats de France hivernaux de lancers longs. Le Messin s’est même approché à un mètre de son record personnel (78,58 m), pour sa première compétition de l’hiver. Dans le soleil couchant provençal, Quentin Bigot a réalisé une superbe série, avec cinq jets mesurés à plus de 75 m et une performance de pointe à 77,57 m lors de sa troisième tentative. Après une saison 2018 en demi-teinte, le voilà revenu tout proche de son meilleur niveau.

Le concours féminin a offert un suspens qu’on n’avait plus vu aux championnats de France depuis quelques années. Audrey Ciofani (CA Montreuil 93) a même fait mieux que chatouiller la patronne Alexandra Tavernier (Annecy Haute-Savoie Athlétisme), puisqu’elle a finalement battu la vice-championne d’Europe en titre. Après deux concours de réglages en février, la Montreuilloise a franchi un palier ce samedi, en réalisant 71,52 m à son deuxième essai.

Pour sa compétition de rentrée, Tavernier, de retour de blessures, a tout mis en œuvre pour reprendre les commandes, mais a dû se contenter de la deuxième place, avec 71,39 m, une performance plus qu’honorable.

Article FFA

 

 

Stage de lancer à Barcelone.

Une fois n’est pas coutume , c ‘est sous un beau soleil que nous effectuons ce stage de lancer.

 

Ce mois ci ,c’est une équipe rajeunie qui est venue s’entrainer auprès de Gilles Dupray.

Ils ont mangé de la soupe …

 

L’ambiance est au beau fixe et les séances techniques sont constructives .

 

 

Je suis impatiente de retrouver le chemin des compétitions et je vous donne RDV                le 23 février 2019 à Salon de Provence     pour les championnats de France Hivernaux .

 

 

Ça montre une force de caractère !

 

Installée à Pluzunet, la lanceuse de marteau Alexandra Tavernier a vécu des péripéties cet automne, avec un imbroglio autour de son lieu d’entraînement.                               Aujourd’hui, la situation est redevenue « normale ».

Entretien

Alexandra Tavernier, 24 ans, vice championne d’Europe de lancer de marteau, recordwoman dE France(74,78m).

Venue s’entraîner dans les Côtes d’Armor en 2016 pour être proche de son entraîneur Gilles Dupray, laHaut-Savoyarde a vu son quotidien bouleversé l’été dernier.                    Ne pouvant plus s’entraîner à Lannion, elle a dû parcourir 200 km aller-retour chaque jour pour pratiquer.                                                                                                              Après un appel aux dons lancé sur le web, des internautes se sont mobilisés (8 000euros), de même que son sponsor et la mairie de Ploumilliau, où elle peut désormais s’entraîner. À dix minutes de chez elle.

  Après deux mois compliqués ,la situation semble redevenue« normale », non ?                         

Oui ! Ça fait du bien de voir que les gens se sont mobilisés, surtout dans une société plutôt individualiste.                                                                                                         J’espère vraiment que les performances suivront. Et que s’il y a médaille, ça profite à ceux qui ont donné, qui se sont investis.

                                                                                                                                                             Avez-vous de la rancoeur après l’épisode avec la mairie de Lannion, qui ne vous a plus mis de lieu d’entraînement à disposition ?

Pas de la rancoeur, non. Mais plutôt de l’incompréhension.                                                Je ne discute pas la décision, mais plutôt la façon dont les choses ont été faites.              Mais maintenant, c’est du passé. J’espère que la ville de Ploumilliau va utiliser notre image à fond, qu’elle va profiter de tout ça.                                                                                      J’ai envie de faire plaisir aux gens, d’être performante pour eux.

                                                                                                                                                    Ces deux mois où vous avez fait200 km aller-retour pour vous entraîner, comment les avez-vous vécus ?

En fait, c’est paradoxal mais cette période est passée assez vite (sourire).                             Entre les déplacements à l’étranger, tout ça…                                                                           Et cette période noua beaucoup rapprochés avec Gilles.                                                    Pour cela, on peut dire que c’était unmal pour un bien.« Que j’ai touché lesgens, c’est flatteur,j’en suis émue »

Comment décririez-vous cette relation avec Gilles, également en charge des lanceurs à la fédération ?

On était très fusionnel, mais on s’est encore plus rapprochés ces derniers temps.                     J’ai un énorme respect pour lui.Être entraînée par une telle personne, c’est génial.          On est un binôme, il m’apporte énormément de choses. Et je pose beaucoup de questions Je demande toujours pourquoi, à quoi peut servir tel exercice…

Avez-vous songé à quitter la Bretagne et rejoindre une plus grosse structure d’entraînement, comme d’autres athlètes ? 

 Jamais ! Je suis tombée amoureuse de la Bretagne, même si la montagne me manque parfois (sourire).                                                                                                                       Les Bretons sont très accueillants, ils sont curieux. Je me suis fait des amis ici. Et puis, ça montre une force de caractère, d’avoir voulu rester malgré tout ça, de ne pas avoir lâché.

Ceux que vous croisez, quel regard portent-ils sur votre discipline ? Car même si Mélina Robert-Michon (disque) et vous performez, le lancer reste encore en retrait, en France. 

C’est assez drôle. Une fois, on m’a dit : « Vous prenez un marteau dans votre établi et vous le lancez, c’est ça ? » (rires).                                                                                      Même si là, on commence à se faire connaître, on nous pose des questions, on s’intéresse à nous… J’espère que cet engouement pour le lancer va continuer.                                     Des retours que j’ai eus, les gens ont adoré suivre les championnats d’Europe. On m’a reconnue dans le train, quand j’ai acheté ma maison…                                                          Et en civil surtout ! Que j’ai touché les gens, qu’ils connaissent la performance faite, c’est flatteur, j’en suis émue

Connaissez-vous les grandes lignes de votre calendrier, d’ici les championnats du monde à Doha en septembre 2019 ?

 Ouh là non (rires) ! Jusqu’au 15 décembre, disons que j’ai une visibilité. Je vais beaucoup m’entraîner à Annecy,où je retourne pour quelques semaines, avec un programme éprouvant laissé par Gilles.                                                                                     Il m’a dit : « Décembre, ça va être un mois de courbatures ».                                         L’idée c’est de faire du jus. Ensuite, du 17 au 22 décembre, on a une sorte de stage – bilan avec Quentin Bigot (lanceur de marteau en équipe de France).                                Puis début janvier (du 6 au 18), un stage avec tous les lanceurs de l’équipe de France, en Espagne.                                                                                                                                    Avec quelques jeunes qui viendront aussi s’entraîner avec nous, c’est important.

La prochaine compétition officielle ?

Début février je suppose. J’espère encore performer cette année. Mais quoiqu’il arrive, je sais que les saisons ne se ressemblent jamais. L’objectif final, c’est Tokyo (Jeux Olympiques de 2020).

Recueilli par Alvin KOUALEF.Ca montre une force de caractère

 

 

 

 

 

 

Stage fédéral à Marseille.

Quinze athlètes de l’équipe de France ont été rassemblés à Marseille pendant cinq jours pour un stage axé autour de tests médicaux et physiques, d’échanges sur la planification des saisons 2019 et 2020, avec également des temps d’entraînement et de détente collective.

A un peu plus de dix mois des championnats du monde de Doha, quinze des meilleurs athlètes de l’Hexagone ont pris part à un rassemblement en forme de revue d’effectif à Marseille, du samedi 10 au mercredi 14 novembre. Accompagnés de leurs entraîneurs personnels, de leurs agents, et des référents de la direction technique nationale, ils ont connu plusieurs temps forts.


Ainsi, mardi matin, l’ensemble de la troupe a pris la direction de la Faculté des sports sur le campus de Luminy. Sur place, les équipes du centre de recherche de l’Université d’Aix-Marseille leur ont fait découvrir deux ateliers. « L’un consistait en un exercice de force-vitesse, qui permet de dissocier jambe gauche et jambe droite pour détecter d’éventuels déficits ou déséquilibres, explique Jean-Michel Serra, médecin des équipes de France. L’autre mesure deux séries de trois sauts, au cours desquels on observe la façon dont ils se coordonnent dans leur geste, pour définir leur profil. Selon les types de gestuelles, on n’a pas la même façon de gérer son corps, et les risques de blessures sont différents. Ainsi, on peut en tirer des améliorations dans la programmation de l’entraînement. Il s’agit avant tout de faire de la prévention et de l’accompagnement plutôt que de mesurer des performances. » Cela n’a pas empêché les sportifs, joueurs, de se chambrer cordialement en comparant leurs résultats.

Les sprinters et hurdlers, à l’image de Christophe Lemaitre, Pascal Martinot-Lagarde et Aurel Manga, ont pu y faire admirer leurs qualités d’énergie élastique. « J’avais déjà fait des tests semblable du côté de Saint-Etienne il y a quelques années, se souvient l’Aixois. C’est toujours intéressant de voir où on en est, et d’identifier sur quoi on peut progresser. Et puis, pour moi qui n’étais pas aux championnats d’Europe de Berlin, c’est l’occasion de retrouver les copains de l’équipe de France. » Un peu inquiète avant de s’élancer dans sa série de sauts, Alexandra Taverniera pu montrer à son acolyte Quentin Bigot qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour briller dans l’exercice de poussée. De son côté, Yohann Diniz a constaté, sans se départir de son sourire, qu’il avait « beaucoup perdu en détente. Quand j’étais jeune, j’arrivais à dunker sur un panier de basket ! »

Du terrain de pétanque au cabinet médical en passant par Miramas

Chaque matin ou presque, les quinze athlètes présents se sont pliés à des tests : de posture, de podologie, à visée neurologique et électrocardiogrammes. « Il s’agit d’avoir une vision globale de tous les facteurs de la performance », résume Jean-Michel Serra. « Cet aspect est le premier élément majeur de ce stage, appuie Patrice Gergès, le directeur technique national. Il vise à donner des retours aux entraîneurs, de façon à ce qu’ils puissent démarrer leur saison avec des éléments factuels et précis sur les axes de travail. Le deuxième élément, c’est le partage autour de l’organisation fédérale et les modalités de sélection pour les années à venir, avec les athlètes, leurs entraîneurs, leurs agents. Nous sommes à l’écoute de leur ressenti pour progresser ensemble dans ce domaine. Il y a des ambitions fortes et une exigence élevée chez les athlètes, et cela nous conforte dans nos positions. »

Des temps d’entraînement figuraient également au programme de ces cinq jours de rassemblement. Les conditions clémentes de la Provence ont plu aux sportifs, qui ont également pu s’adonner à la pétanque, la grande passion locale, lors d’un des moments de détente collective. « C’est un moment de convivialité important dans ce type de stage, souligne André Giraud, président de la Fédération Française d’Athlétisme. C’est aussi une manière pour nous de montrer que nous soutenons le projet de la pétanque, d’être intégré au programme des Jeux de 2024. Les cadres techniques ont choisi d’organiser ce rassemblement en Provence et j’ai été ravi d’y accueillir les athlètes. Nos techniciens ont su prendre en compte le fait que Marseille avait tous les atouts pour accueillir ce stage dans des conditions optimales, avec des installations de qualité, notamment un cabinet médical spécialisé dans le sport, ouvert par Jacques Pruvost, ancien médecin fédéral. Les athlètes ont également eu l’occasion de découvrir la toute nouvelle salle de Miramas. » Nombre d’entre eux devraient y revenir pour les championnats de France Elite en salle au mois de février. Avec, cette fois, une vraie logique de compétition.

Etienne Nappey pour athle.fr