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Hammer Throw challenge

Alexandra Tavernier et Quentin Bigot se sont hissés sur le podium du marteau au meeting World Challenge de Szombathely, mardi.

 

Chez les hommes, Quentin Bigot a pris la 3e place avec 76,83m. Il a été devancé par le Hongrois Bence Halasz (78,54m) et le champion d’Europe polonais Wojciech Nowicki (77,51m). Le Lorrain, qui restait sur une deuxième place aux Championnats d’Europe par équipes, le 10 août, réussit ainsi son premier podium de la saison sur le circuit Challenge.

Article Equipe/FFA

 

Championnat d’Europe par équipe : 3 ème au finish!

Comme en 2015 et 2017, l’équipe de France monte sur la troisième marche du podium à Bydgoszcz. Deuxième à l’issue de la première journée, les Bleus ont réussi à résister au retour de l’Italie, qui termine à seulement un demi-point. L’Allemagne, en argent, n’est, elle, qu’à une unité, alors que la Pologne a survolé les débats à domicile. Autant dire que le suspense a été insoutenable lors des 4×400 m finaux. Le collectif tricolore a pu notamment s’appuyer, ce dimanche, sur Alexandra Tavernier, vainqueure au marteau, Pascal Martinot-Lagarde, deuxième du 110 m haies, et Eloyse Lesueur-Aymonin, troisième à la longueur avec le NPR pour Doha à la clé.

On soupçonne les Bleus d’avoir trouvé un surcroît de motivation, lors de cette dernière journée des championnats d’Europe par équipes, en pensant à la rivière de steeple. En bons habitués des Interclubs, l’après-podium a en effet viré très vite, pour eux, à la baignade plus ou moins forcés, après d’intenses courses-poursuites sur la pelouse du stade Zdzisław Krzyszkowiak. L’occasion pour Thomas Jordier, entre autres, de faire admirer sa pointe de vitesse. Pourtant, le spécialiste du tour de piste venait de prendre part, quelques minutes plus tôt, au 4×400 m. Une course qui, comme à Cheboksary (Russie) en 2015 et à Villeneuve-d’Ascq en 2017, a fait office de juge de paix. Avec un scénario à suspense que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock.

TAVERNIER EN PATRONNE

Avant cette fin en apothéose, les Bleus avaient connu un après-midi logiquement moins euphorique que celui d’hier. C’est qu’il avait fallu se remettre de la disqualification du 4×100 m masculin samedi soir, « comme si l’on avait pris un but à la quarante-cinquième minute d’un match de foot », image le directeur technique national Patrice Gergès. Pour repartir de l’avant, ils ont pu compter sur une Alexandra Tavernier de gala, autrice de trois jets à plus de 72,50 m au marteau dont un dernier à 72,81 m, pour l’emporter devant la locale Joanna Fiodorow (72,13 m), pourtant soutenue par un public en feu. « J’ai réussi à me sortir les tripes, savoure la vice-championne d’Europe, dont la performance a été réalisée sur un plateau très rugueux et donc compliqué à apprivoiser. Comme je l’avais dit aux France, il fallait que je réapprenne à gagner. » Le beau symbole de la réussite des lancers français à Bydgoszcz. « Les lanceurs montent, souligne-t-elle. Ils apportent de plus en plus leur pierre à l’édifice, ça devient un pilier. »

 

Article FFA

 

 

5ème titre de Championne de France Elites

« Se lever à sept heures et venir lancer à 10h45, ça pique un peu. Il faut compter cinq heures de réveil musculaire, il a fait chaud, il y a eu pas mal de petites complications, ils ont décalé d’une heure le concours. Il faut s’adapter, mais c’est pas simple. Mais l’important, c’était de gagner. Après il y a l’art et la manière, mais la manière ce sera à Doha pour les Championnats du monde. Pour l’essentiel, ma saison est très réussie, c’est pour ça que cette compétition fait un petit peu mal à la tête. Je pense que c’est surtout l’orgueil qui parle. »

 

Athlète du mois de juin

Alexandra Tavernier a été élue athlète du mois de juin avec 27 % des suffrages. Troisième du meeting de Chorzow (Pologne) le 16 juin, elle avait propulsé ce jour-là son marteau à 74,84 m, une performance synonyme de record personnel et donc de record de France amélioré de six centimètres. Très régulière depuis le début de la saison estivale, la vice-championne d’Europe pourrait bien lancer encore plus loin au cours des prochaines semaines.


La sociétaire d’Annecy Haute Savoie Athlétisme devance Blandine Lhirondel (Bordeaux Athlé), championne du monde de trail à Mirando do Corvo (Portugal) et révélation de la saison, qui recueille 17 % des voix.

La troisième place s’est jouée entre Djilali Bedrani (SA Toulouse UC) et Valentin Lavillenie (Clermont Athlétisme Auvergne), avec une petite voix d’écart en faveur du premier nommé.

Le désormais quatrième meilleur performeur français sur 3000 m steeple (8’09’’47 à Monaco le 12 juillet) était nominé suite à ses 8’18’’44 le 16 juin à Rabat, alors que le plieur de gaule avait porté son record à 5,81 m lors du meeting de Pierre-Bénite (il a depuis amélioré encore sa performance d’un centimètre à Monaco).

On retrouve ensuite Yanis esmeralda David (Monster Club Athlé), championne NCAA de la longueur avec 6,84 m et deuxième du triple saut, Basile Rolnin (Lille Métropole Athlétisme) qui a porté son record personnel au décathlon à 8205 points,

Wilhem Belocian (Stade Lamentin) vainqueur lors du meeting de Nancy en 13’’28, Solène Ndama(Bordeaux Athlé) en pleine progression à l’heptathlon avec 6290 points lors du Décastar, et enfin Julien Rancon (EA Grenoble 38), vice-champion du monde de trail.

 

Article FFA

L’aire de lancer inaugurée.

C’est à Ploumilliau, petite commune de 2500 habitants située dans les Côtes-d’Armor et plus précisément dans le Trégor, qu’a été inaugurée jeudi soir une nouvelle aire de lancers, avec une cage dédiée au lancer du marteau.

 

Un équipement né de l’engagement d’Alexandra Tavernier et de son entraîneur Gilles Dupray, qui, après avoir lancé un appel aux dons dans la foulée de la médaille d’argent de la Savoyarde aux championnats d’Europe de Berlin, ont pu compter notamment sur le soutien financier de la société DimaSport et sur l’aide des collectivités locales.

 

L’inauguration s’est déroulée en présence du directeur technique national Patrice Gergès, des présidents de la ligue de Bretagne et du comité départemental des Côtes d’Armor Jean-Marc Béraud et Pierre Lemaitre, ainsi que de représentants des collectivités locales à commencer par le Maire de Ploumilliau Marcel Prat.

 

Au-delà d’Alexandra Tavernier, qui habite à dix minutes des lieux, ces installations bénéficieront également à de jeunes athlètes des environs.

Un projet de centre d’entraînement est en réflexion et quelques-uns des meilleurs lanceurs hexagonaux viendront y effectuer des stages. La preuve que l’athlétisme a de beaux jours devant lui dans les communes rurales.

Article FFA

 

 

Nouveau record de FRANCE

Avec un jet à 74,84 m, la lanceuse de marteau annecienne a battu de six centimètres son record de France du marteau à Chorzow (Pologne). 

Son début de saison l’avait laissé présager, avec déjà deux concours au-delà des 74 mètres le 19 mai à Montbéliard (74 m) et le 7 juin à Angoulême (74,20 m). Alexandra Tavernier avait largement dans les jambes et les bras son record de France, établi l’an dernier à Berlin avec 74,78 m pour aller chercher la médaille d’argent européenne. Elle n’aura eu besoin que de quelques jours supplémentaires pour faire tomber sa meilleure marque nationale (sous réserve d’homologation), grâce à un jet à 74,84 m ce dimanche lors du très relevé Memorial Janusza Kusocinskiego à Chorzow, sur les terres polonaises de la recordwoman du monde Anita Wlodarczyk.

Une performance que la lanceuse d’Annecy Haute Savoie Athlétisme a réalisée au troisième essai et qui lui a permis de prendre la troisième place du concours, derrière la belle surprise américaine Gwen Berry (75,79 m) et Wlodarczyk (75,12 m). A noter qu’elle a réalisé quatre lancers au-delà des 72 mètres pendant la compétition, qui s’est déroulée après un gros orage ayant rendu le plateau glissant, alors que le thermomètre dépassait les 30 degrés hier.

La barrière symbolique des 75 mètres, qu’elle a dépassée lors de sa sixième tentative mordue de peu, tend désormais les bras à la Française. Au vu de sa régularité, l’athlète entraînée par Gilles Dupray a passé un nouveau cap cette saison et ne s’arrêtera pas là. Prochain rendez-vous pour faire parler l’an poudre : le meeting d’Ostrava jeudi prochain.

 

Article FFA

 

 

3 ème meilleure performance de sa carrière !

La médaillée d’argent européenne au marteau a réalisé la performance phare du long week-end de Pentecôte, avec un jet à 74,20 m à Angoulême. 

Alexandra Tavernier est, pour l’instant, branchée sur courant alternatif cette saison. Avec un concours correct, autour des 70 mètres, suivi d’un coup d’éclat. Vendredi, à l’occasion du meeting national d’Angoulême, la lanceuse d’Annecy Haute Savoie était dans un grand jour. Après un deuxième et un troisième essai à 73,76 m et 73,77 m, elle s’est lâchée à son ultime tentative avec un jet à 74,20 m. La troisième meilleure performance de sa carrière, supérieure de 20 centimètres à son lancer de référence cet été et à seulement 58 centimètres de son record de France. Une meilleure marque nationale qui, au vu de son début de saison, est en danger à chaque concours.

 

Article FFA

AHSA se maintient

Nationale 1B 

En piste du côté de Montbéliard, Annecy Haute Savoie Athlétisme termine cinquième de son groupe (52 360 points), et ce malgré deux « bulles », au 200m et au 3000m marche.

Les deux performances à plus de 1000 points de l’AHSA sont à mettre à l’actif de la familleTavernier : Alexandra a lancé son marteau à 74m00,  tandis que son frère Hugo atteignait 67m49.
Alexandra a confirmé que ses petits pépins de l’hiver n’étaient plus qu’un lointain souvenir.

La médaillée d’argent européenne a expédié son marteau  à seulement 78 centimètres de son record de France.

 

article AURA

 

 

 

Je n’aime pas perdre !

Moins d’un mois après s’être fait souffler le titre des championnats de France hivernaux par sa benjamine de Montreuil, Audrey Ciofani, la vice-championne d’Europe et recordwoman de France du lancer de marteau s’est rattrapé lors de la coupe d’Europe de lancer avec un jet à 71,83 m, synonyme de niveau de performance requis pour les championnats du monde de Doha. Une belle façon de tourner la page sur une saison hivernale compliquée.

Vous avez terminé la saison hivernale avec un jet à 71,83 m lors de la Coupe d’Europe des lancers à Samorin. Vous voilà créditée du niveau de performance requis pour les Mondiaux de Doha…

C’est un réel soulagement car j’étais un peu blessée cet hiver. Je me suis fait une luxation du col cubital du poignet fin janvier et ça a duré un bon mois, dont deux grosses semaines sans pouvoir bouger le poignet. Je n’ai donc pas pu faire beaucoup de musculation. Or, généralement en hiver, on travaille beaucoup sur la préparation physique et on fait beaucoup de volume pour avoir un certain nombre de jets dans les pattes. Ceci afin d’avoir une stabilité technique assez conséquente pour pouvoir faire justement ce genre de jets comme à Samorin. C’est donc un soulagement de constater que même sans musculation et en travaillant totalement différemment, c’est-à-dire sans charge, avec des médecine balls à poignet ou à corde, j’arrive quand même à faire des trucs pas trop mal, même sans un gros volume d’entraînement. On a compté avec mon coach, avant la Coupe d’Europe, je n’avais fait que 28 séances de lancer, ce qui est trois à quatre fois moins que les années précédentes ! Pour les championnats de France hivernaux, je n’avais même que cinq séances de lancer derrière moi. C’est bien la preuve que l’on peut travailler autrement et avoir quand même techniquement une certaine stabilité, sans forcer. Je pense même que je n’ai jamais été aussi forte à cette période de l’année…

Vous avez tout de même perdu votre titre aux France, ce qui n’était plus arrivé depuis quatre ans. Comment l’avez-vous vécu ?

Ça a été l’une des plus grosses déceptions de ma vie ! Sans prétention, je n’ai jamais eu de rivalités sur ces cinq-six dernières années. J’avais perdu une fois, en 2015 mais c’était à cause de soucis personnels. Cette année, c’est différent. Et sur le coup, cela a été très compliqué de constater qu’il y avait désormais quelqu’un qui arrivait à un très bon niveau. Car ce qu’Audrey a fait, 71,52 m, c’est une performance qui permet de rentrer en finale aux Mondiaux ! Je ne m’y attendais pas, et il a fallu que je me bouge pour réussir à repasser devant. En vain, puisque n’ai pas réussi. Malgré tout, je fais quand même ce jour-là ma meilleure performance à un championnat de France hivernal et ma deuxième meilleure perf’ hivernale tous temps. J’ai même mordu de peu un jet autour de 72,50 m. Ce sont donc de très belles performances pour moi à cette époque de l’année. Il fallait juste remettre les choses dans leur contexte, même si ça n’a pas été marrant sur le moment. Vous savez, les sportifs ne sont jamais contents, ils en veulent toujours plus. Et moi, je suis particulièrement difficile envers moi-même, je n’aime pas perdre. Donc forcément, il y a toujours de la déception quand on ne gagne pas.

Avez-vous eu peur, à ce moment-là, de replonger dans une période de doute comme après votre médaille de bronze à Pékin ?

Le mot doute est peut-être un peu fort, mais il y a forcément eu des interrogations. « Est-ce que je vais avoir assez d’entraînement pour arriver dans de bonnes conditions à Samorin ?  Est-ce que cela ne va pas faire comme il y a deux ans, quand j’étais bien au début de l’hiver mais que tout s’est écroulé ensuite ? » Heureusement qu’on se pose des questions, d’ailleurs, cela prouve que rien n’est figé, rien n’est acquis. Mais je suis maintenant capable de prendre du recul par rapport à tout ça, et cela n’a pas duré longtemps. J’en ai rapidement discuté avec mon coach (Gilles Dupray, NDLR). Et puis, le contexte est vraiment très différent aujourd’hui. J’ai une stabilité technique et une force bien supérieure, même mentalement, dans la tête, ça n’a plus rien à voir avec la période post Pékin.

Les championnats du monde de Doha débuteront que le 29 septembre prochain. C’est encore loin…

En fait, avec mon coach Gilles Dupray, on a fait le choix de décaler la reprise des entraînements cette année afin de se retrouver avec 10 mois de préparation avant Doha. Cela ne change donc rien pour nous, car même si j’ai repris à la mi-novembre, je n’ai vraiment réattaqué l’entraînement qu’en janvier. Du coup, je commence seulement maintenant ma plus grosse partie de l’entraînement. Depuis une semaine et demie, on est passés à trois séquences d’entraînement par jour et cela va durer à peu près deux mois, jusqu’à fin avril. Après au niveau des compétitions, il est prévu que je fasse le premier et le deuxième tour d’Interclubs, le meeting de Forbach fin mai, plusieurs meetings World Challenge, les championnats de France à Saint-Etienne, les championnats d’Europe par équipes, et peut être deux ou trois meetings afin de se mettre dans le principe du « ranking » en vue du processus de qualification pour les Jeux. L’objectif, c’est les Jeux olympiques. On est d’ailleurs plus dans une programmation sur dix-sept mois que sur dix mois. On est donc sur du très long terme même si bien évidemment je serai prête à 200 % pour les Mondiaux.

Il y a quatre ans, vous aviez terminé troisième des Mondiaux de Pékin. Quels seront vos objectifs à Doha ?

Comme chaque année, je préfère ne rien dire. C’est un rituel avec mon coach, ça reste vraiment entre nous. La seule chose que je peux vous dire c’est que j’espère faire mieux que les années précédentes, que ce soit en termes de place ou en termes de performance.

Vous avez beaucoup galéré ces derniers mois pour trouver un lieu d’entraînement efficace et pérenne. Finalement, où en êtes-vous désormais ?

Les travaux viennent de finir. Ça a été plus long que prévu car il y a eu quelques soucis avec les permis de construire qui n’avaient pas pu être validés… Sans compter qu’il a aussi fallu trouver des fonds, un sponsor. Mais cette fois, le problème est réglé. J’ai mon aire de lancer à Ploumilliau et je l’utilise depuis mi-mars. C’est très récent. Après, comme on a fait beaucoup de medecine-ball dans le gymnase que l’on a à disposition et que l’on a dû travailler autrement à cause de ma blessure, cela ne nous a pas vraiment gênés dans la préparation pour la Coupe d’Europe des lancers. On est juste descendus pour deux ou trois séances à Landerneau et on a privilégié le qualitatif au quantitatif. Mais vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est bon d’avoir enfin cette aire de lancer, de se sentir chez soi. On va pouvoir s’entraîner sereinement sans avoir peur que quelqu’un traverse. En plus, c’est à dix minutes de chez moi, à dix minutes de chez mon coach, on a un gymnase à coté, une petite salle pour ranger tout notre matériel. Ça va être un lieu d’entrainement idéal pour préparer les prochaines échéances. Un plateau à perf !

Propos recueillis par Véronique Bury pour athle.fr