Urban Athlé .

 

 

montbelliard

Ils ont vu une championne !

Si vous n’êtes pas féru (e) d’athlétisme, son nom ne vous dira sans doute pas grand-chose. Il a en tout cas laissé perplexes (dans un premier temps) bien des écoliers et collégiens, lors de l’opération sportive Urban Athlé organisée par la Fédération française d’athlétisme (FFA) et par Montbéliard Belfort Athlétisme (MBA), hier sur la place du marché des Hexagones (1).

Alexandra Tavernier, 20 ans, est pourtant un grand espoir du sport français, une pointure dans son domaine : le lancer du marteau. Championne du monde junior en 2012 à Barcelone, 6e aux championnats d’Europe à Zurich l’été dernier, elle a déjà expédié son marteau – un boulet d’acier de 4 kg relié à un câble, lui aussi d’acier – à 71,17 m (2).

Quels sont les atouts de cette athlète qui, à l’entraînement, a déjà propulsé son engin au-delà de 73 m et a encore une belle marge de progression ? « J’ai une bonne coordination des gestes, je suis rapide, puissante et hargneuse ». En sport, la hargne n’est pas du tout un vilain défaut… Elle est même recommandée.

Sa passion, Alexandra Tavernier s’est employée à la communiquer, hier à Urban Athlé, à 400 élèves des collèges de Bart, Mandeure, Lou-Blazer de Montbéliard et Jouffroy-d’Abbans de Sochaux, ainsi que de l’école élémentaire du Petit-Chênois de Montbéliard, d’abord incrédules, puis ravis d’avoir devant eux une championne, membre de l’équipe de France d’athlétisme.

« Des sports individuels à progression collective »

Urban Athlé se décline en quatre épreuves : un sprint de 30 m, une course d’endurance de 500 m, un lancer (medecine ball) et un saut (pentabond). « Ce sont là les disciplines fondamentales de l’athlétisme », résume Elsa Pillette, chef de service des affaires institutionnelles à la FFA. « Urban Athlé n’est pas focalisé sur la performance, ni n’ambitionne de détecter de futurs athlètes, mais veut simplement créer une animation autour de l’athlétisme, une bonne ambiance pour inciter les jeunes participants à s’inscrire ensuite dans un club ». L’appétit, c’est bien connu, vient en mangeant. En courant, en lançant et en sautant aussi. Avoir en face de soi un ou une athlète de haut niveau, même lorsqu’il ou elle pratique un sport pas forcément très médiatisé, peut être un puissant stimulant.

La très belle moisson française de médailles (23), cet été aux championnats d’Europe d’athlétisme de Zurich – avec les figures de proue que sont Renaud Lavillenie (saut à la perche), Mahiedine Mekhissi (1.500 m ; 3.000 m steeple) et Yohann Diniz (marche) – et la saine émulation au sein de l’équipe de France durant cette compétition internationale, sont tout autant propices à susciter des envies chez les plus jeunes, à créer un déclic. « Les disciplines de l’athlétisme sont des sports individuels à progression collective », commente Elsa Pillette. « Elles poussent au dépassement de soi, donnent le goût de l’effort, véhiculent des valeurs, telle que la solidarité, qui aident à construire un citoyen ».

Prochaine échéance sportive pour Alexandra Tavernier, originaire d’Annecy ? « La finale interclubs des moins de 23 ans, la semaine prochaine à Blois ».

Est Républicain

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