Un cri rageur pour accompagner son engin, des moulinets devant la caméra pour souligner la longue attente avant le résultat, puis un petit sourire satisfait. Emballez, c’est pesé. Alexandra Tavernier et ses mèches peroxydées ont plié le concours du marteau dès le premier essai, avec un jet à 75,06 m, pas loin de son record personnel (75,38 m).

Celle qui « avait hâte de manger de la Polonaise » avait, comme promis, de l’appétit. Pendant que sa principale adversaire, la locale Malwina Kopron, s’emmêlait dans ses tours (2e avec 73,18 m), la Savoyarde, « stable techniquement », enchaînait avec un deuxième essai à 74,75 m, avant de mordre ses deux dernières tentatives.

Comme il y a deux ans à Bydgoszcz, elle faisait le plein de points et lançait les Bleus sur des bases idéales. « Cette victoire fait du bien, je monte en puissance et les choses se mettent en place, savourait-elle. C’est bien de gagner des meetings, mais c’est encore mieux dans des compétitions officielles. J’aime ce plateau, ce stade, c’est une terre de lancers. »

Article FFA

 

 

“Je n’ai pas encore la force optimale pour tenir les jets a cette intensité, c’est super frustrant, j’aurais pu faire mieux. Si j’avais réussi à tenir la distance, il y avait 76,50 m minimum. Mais il ne faut pas tout dévoiler tout de suite”, a-t-elle réagi.

“Je suis contente d’avoir battu la Polonaise (Malwina Kopron, 2e avec 73,18 m). Je sais qu’elle est très dangereuse, avec une technique irrégulière et un talent fou”, a ajouté la lanceuse.

“C’est intéressant de faire un maximum de compétitions avec elle pour appréhender les Jeux olympiques de la meilleure manière. Il faut savoir marquer les esprits. Elle m’a battu deux fois (cette saison) j’avais la hargne et qu’une envie, c’était de la +bouffer+. C’est de la bonne compétition, une ambiance qui me permet de monter en puissance”, a-t-elle apprécié.

France 24