Rassemblement à Saint Malo.

st maloPour la troisième année consécutive, les forts potentiels olympiques de l’équipe de France se sont retrouvés en thalassothérapie à Saint-Malo.

Pendant cinq jours, du 2 au 6 novembre, les dix-huit athlètes présents*, leurs entraîneurs et l’encadrement de la direction technique national ont pu dialoguer et confronter leur expérience lors de nombreux temps d’échange. Tout en se retrouvant à l’entraînement pour partager quelques séances.

 

« Yo Diniz : Attention à la séance de trop ! » C’est la phrase qui était inscrite sur un tableau, mardi soir, à l’issue de la réunion du jour. La thématique abordée : l’approche des grands championnats.

Pendant près d’une semaine, les discussions à bâtons rompus se sont enchaînées chaque soir, aux Thermes de Saint-Malo, entre athlètes, entraîneurs et membres de la direction technique nationale. Sur des sujets aussi divers que le sommeil, la gestion des revenus financiers, ou encore les grandes échéances de la saison à venir. Pour la plus grande satisfaction de Ghani Yalouz : « Ce rassemblement nous apporte énormément car c’est en échangeant qu’on peut progresser et comprendre les problématiques de chacun », relève le DTN. Un partage d’expérience auquel était associé, cette année, Ladji Doucouré, qui faisait figure d’ancien aux côtés de Yohann Diniz et Mélina Robert-Michon.

Illustration concrète jeudi matin, dans la halle du stade Marville de Saint-Malo. Devant des élèves du collège voisin sagement assis sur un banc, Pascal Martinot-Lagarde et Ladji Doucouré, les deux seuls Français passés sous les 13’’ sur 110 m haies, partagent pour la première fois un entraînement. Kafetien Gomis et Antoinette Nana Djimou sont également de la partie alors que, quelques mètres plus loin, Wilhem Belocian, reprend en douceur sous les yeux de Laurence Bily. Martinot-Lagarde et Doucouré, qui ont décidé au dernier moment de partager la même séance, se lancent de petits défis chronométrés, arbitrés par le chronomètre de Renaud Longuèvre. L’aîné n’hésite pas à glisser un conseil à celui qui lui a succédé aux sommets des tablettes du 110 m haies français : « Ne descends pas pour aller chercher de la vitesse ! »

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Belocian et Tavernier, les petits nouveaux:

Dans l’atmosphère apaisée des Thermes de Saint-Malo, un lieu plébiscité pour ses soins en thalassothérapie, les athlètes apprennent à mieux se connaître. Wilhem Belocian, vingt ans, et Alexandra Tavernier, vingt-et-un ans, présents pour la première fois en Bretagne, font figure de petits nouveaux. « Je profite de cette semaine pour me reposer et recharger les batteries, explique le hurdler. L’ambiance est détendue et les échanges sont très enrichissants. Chaque personne est différente mais il y a toujours des petits trucs à retenir des expériences des autres athlètes. » Du haut de ses trente-six ans, Mélina Robert-Michon est sur la même longueur d’ondes : « Je suis intervenue en réunion en tant qu’ancienne pour lancer le débat. Mais j’apprends aussi plein de choses des plus jeunes. Chacun apporte quelque chose à l’autre. Ma conception du sport et de l’athlétisme, c’est l’échange et s’amener plus haut les uns les autres. »

 

Le prochain rassemblement de grande ampleur organisé par la FFA, ce sera le traditionnel rendez-vous de Potchefstroom en Afrique du Sud, au mois de janvier prochain, organisé par Mehdi Baala, responsable du suivi des athlètes olympiques. Plusieurs dizaines d’athlètes seront cette fois présents, à une période de l’année où la préparation sera beaucoup plus intensive qu’actuellement. Une nouvelle étape sur la route des Jeux olympiques de Rio.

Article FFA

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