Pour sa rentrée en compétition cette année, Alexandra Tavernier a renoué avec son excellente dynamique de l’année 2020, puisqu’elle a ajouté quinze centimètres à son record de France du marteau pour le porter à 75,38 m, ce dimanche à Salon-de-Provence. Mélina Robert-Michon et Jean-Baptiste Bruxelle ont également fait bonne figure lors de ces championnats de France des lancers longs.

 

Habituellement, Alexandra Tavernier n’aimait pas trop l’hiver. L’Annécienne de naissance, amoureuse des montagnes et désormais installée en Bretagne, ne craint pourtant ni le froid ni le vent. Mais elle n’avait jusqu’alors, jamais trouvé la clé pour briller en février ou en mars : son « record hivernal » plafonnait à 71,83 m (à Samorin en 2019). Elle lui a fait gagner plus de quatre mètres d’un coup ce dimanche à Salon-de-Provence, à l’occasion des championnats de France des lancers longs, réservés comme toutes les compétitions du moment aux athlètes figurant sur les listes de haut niveau.

Dès son premier essai, la lanceuse d’Annecy Haute-Savoie Athlétisme a donné le ton, avec un premier jet à 74,91 m. Et c’est à sa deuxième tentative qu’elle a comblé les chanceux qui étaient présents au stade de Salon, en améliorant son propre record de France avec 75,38 m. « Le coach le savait, il l’avait noté sur un petit papier : ‘’pronostic record de France’’, sourit la championne de France. Moi, j’étais plus dubitative, parce que j’ai eu un coup de moins bien après le stage à Tenerife. C’est super prometteur, surtout qu’il y avait beaucoup de marge. Sur mon jet record, je ne me lance pas bien sur les deux premiers tours, je perds de l’énergie et de la vitesse. 75,38 m comme ça, ça a de la gueule. »

Sa joie était décuplée par la victoire de son frère cadet Hugo, avec qui elle partage une partie de ses entraînements, dans le concours des espoirs, grâce à un jet à 72,45 m, son nouveau record. Tout à son bonheur, la médaillée mondiale 2015 n’a pas oublié d’avoir une petite pensée pour tous ceux qui n’ont pas pu participer à cette saison hivernale. « J’ai envie de leur dire de ne pas baisser les bras, les choses vont aller mieux. »

Article FFA